Mort annoncée, Desastre inévité

Publié le par Sophie L. 2nde 6

Mort annoncée, Désastre inévité


Chronique d'une mort annoncée, oeuvre de Gabriel Garcia Marquez. Prix Nobel de litérature.
    Un titre accrocheur, évocateur et pourtant...
   Santiago Nasar a une vie sans problème apparent, et il va mourir sans que personne ne puisse l'éviter...

   Enlevez l'essence d'un bon roman policier.
  Dévoilez les éléments qui conduisent au suspens, qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'au dernier moment : voilà ce qui manque à ce roman, de plus si vous êtes amateur de grand frisson.
L'auteur a choisi de tout dévoiler dés le départ pour ensuite laisser la parole aux témoins, choix risqué...

Ce livre fait penser à cette recette anglaise : la crumble, ayant pour caractéristique d'être posé à l'envers. Mais contrairement à cette recette insolite, les ingrédients du livre n'ont pas été correctement sélectionnés, ce qui donne un crumble râté...
Ici, Chronique d'une mort annoncée débute par "Le jour où Santiago Nasar allait être abattu" et finit par "On m'a tué".
Certes... le début est suffisamment explicite, Santiago va mourir, comment ? Lisez simplement le premier chapitre, tout y est...

D'autre part une centaine de pages sont consacrées à un événement bateau : l'arrivée de l'évêque au village pour célébrer une noce quelconque, comme il devait souvent y en avoir.

L'arrivée de l'évêque occupe toute l'attention du village, événement parsemé de détails futiles, comme: le plat préféré de l'évêque : "la soupe de crête de coq" ou encore "une centaine de coqs seront offerts à celui-ci" alors qu'un meurtre se prépare !

L'auteur a étrangement choisi d'insérer des formes humoristiques, humour noir, il est quand même sujet d'une mort ! "il buta sur la dernière marche, il se releva aussitôt, et prit soin d'enlever la terre qui était sur ses tripes" ou "avant que Santiago Nasar se fasse éventrer comme un cochon".
  
Histoire mal menée, manque de suspens, personnages insuffisamment contrastés, tout ceci est l'oeuvre de Garcia Marquez.

Craqueriez-vous devant un cramble raté?
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Publié dans Amérique latine

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