Chronique d'une mort annoncée
Chronique d'une mort annoncée
Chronique d'une mort annoncée a presque la forme d'une nouvelle, récit resserré, à la chute attendue et annoncée. Le lecteur comme d'ailleurs tout le village sait dès la première ligne du roman que Santiago Nasar va être abattu ce jour-là. Pourquoi ? Pourquoi voulait-on le tuer? Le fil de l'histoire nous l'apprendra à sa moitié. Pourquoi personne alors n'empêchera le crime ? C'est là une autre affaire, chacun ayant sous-estimé la nouvelle... ou volontairement étouffé.
Et pourtant, même les meurtriers ne le veulent pas, tout le village(ou presque) se mobilise pour que cela ne se produise pas, mais la mécanique est enclenchée, non sans humour.
La mort omniprésente amène énormement de vitalité au récit ; voilà un ressort typique de la littérature sud-américaine, une façon très particulière d'intégrer le tragique, de l'inclure dans un quotidien dont la banalité est colorée.
Ayant savamment orchestré un suspens à la Sergio Leone dans un autre genre, Gabriel Marquez perd son temps pour nous dépeindre longuement l'atmosphère de ce village et l'inertie de ses habitants, afin de mieux nous faire saisir la tragédie de cet innocent qu'on laisse mourir, faute de... Une lecture puissante de ce titre repris au point d'en être devenu une expression depuis. Incontournable.
Chronique d'une mort annoncée a presque la forme d'une nouvelle, récit resserré, à la chute attendue et annoncée. Le lecteur comme d'ailleurs tout le village sait dès la première ligne du roman que Santiago Nasar va être abattu ce jour-là. Pourquoi ? Pourquoi voulait-on le tuer? Le fil de l'histoire nous l'apprendra à sa moitié. Pourquoi personne alors n'empêchera le crime ? C'est là une autre affaire, chacun ayant sous-estimé la nouvelle... ou volontairement étouffé.
Et pourtant, même les meurtriers ne le veulent pas, tout le village(ou presque) se mobilise pour que cela ne se produise pas, mais la mécanique est enclenchée, non sans humour.
La mort omniprésente amène énormement de vitalité au récit ; voilà un ressort typique de la littérature sud-américaine, une façon très particulière d'intégrer le tragique, de l'inclure dans un quotidien dont la banalité est colorée.
Ayant savamment orchestré un suspens à la Sergio Leone dans un autre genre, Gabriel Marquez perd son temps pour nous dépeindre longuement l'atmosphère de ce village et l'inertie de ses habitants, afin de mieux nous faire saisir la tragédie de cet innocent qu'on laisse mourir, faute de... Une lecture puissante de ce titre repris au point d'en être devenu une expression depuis. Incontournable.
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