La Montée De la Gauche En Amérique Latine

Publié le par Romain Noureddine Vincent Oussama

        Depuis quelques années, l'Amérique Latine sort d'un rôle passif dans lequel les politiques d'ajustement structurel imposées par les institutions fiancières internationales l'avait régulée. Non seulement des équipes marquées à gauche, et fortement actives dans des luttes populaires, s'emparent, majoritairement, du pouvoir, l'exercent, résistent au mécontentement du grand voisin du nord, et prétendent même s'en affranchir en s'organisant colletivement à travers des alliances régionales. C'est un véritable renversement pour le continent car élection après élection, l'Amérique Latine semble passer à gauche et tourner ainsi le dos aux régimes autoritaires et néo libérales qui ont marqué la politique en Amérique Latine ces dernières décennies.
 
Un basculement historique de l'Amérique latine vers la Gauche

        Ce récent basculement vers la gauche qui cherche à se détacher des Etats Unis s'explique par plusieurs raisons : l'instabilité politique de certaines nations et les présidents renversés par la rue. Aujourd'hui, toute l' Amérique Latine est dotée de régimes démocratiques sauf Cuba, et les conflits internes sont entrés dans un processus de paix sauf la Colombie. L'Amérique Latine est sur le chemin de la démocratie et tente d'oublier les vagues politiques qui ont marqué ses 30 dernières années. Notamment avec des guerillas, des dictatures, les périodes de transition démocratique, les modèles Néo Libéreaux influencés par les Etats Unis. C'est ce passé qui amène de nos jours l'Amérique Latine à un glissement vers la gauche avec l'évolution idéologique de Chavez, l'arrivée au pouvoir de Lula au Brésil, Kirchner à Buenos Aires, Vasquez à Miontevideo et Bachelet à Santiago. Les pays Latino Américains achèvent une transition vers la démocratie dominée par un courant gauchiste néo libérale.


La politique de Chavez et Morales

« Nous avons donné une leçon à l’impérialisme américain ; c'est une autre défaite pour ce diable qui prétend diriger le monde. »
     Voilà ce qu’a le président vénézuélien Chavez au lendemain de sa réélection. Cette citation démontre bien les tensions qui peuvent exister entre le Venezuela et les Etats-Unis.

         Depuis plus d’une dizaine d’années, le gouvernement américain a perdu de son influence au sein de l’Amérique Latine, et notamment au Venezuela et en Bolivie ou Chavez et Morales ont pu accroitre leur influence et de ce fait, on pu accéder à la présidence respective de ces deux pays. La réélection de Chavez au Venezuela le 4 Décembre dernier démontre bien l’échec des Etats-Unis.
   
         De plus, les Etats-Unis ont peu ou pas de moyens de pression sur le Venezuela. En effet le gouvernement n’a ni besoin d’aides financières, ni d’aide matérielle. Ce sont même les Américains qui ont une certaine dépendance au Venezuela. 15% de leurs importations de pétrole proviennent du Venezuela.


La politique de Lula

         Lula, président du Brésil est également hostile aux Américains. Cependant sa politique est légèrement plus modérée. Sa politique est beaucoup plus traditionnelle. Il y prône en effet le respect de valeurs qui lui sont propres : respect de la famille, respect de l’enfant, lutte contre l’analphabétisation. Il a donc mis en place par exemple les programmes « fame zéro » ou « bosla  familla » afin de garantir à chaque famille de quoi vivre.
Lula lutte aussi contre la pauvreté. Il défend principalement les PME et PMI et les familles extrêmement pauvres.

         Il veut une renégociation du Mercosur pour avoir plus de poids au niveau international et de ce fait pouvoir faire face aux grandes puissances lors d’accords économiques par exemple.

         Même si Lula est anti-américain, il pense que les relations avec eux sont importantes car cela permet au Brésil d’avoir des liens économiques avec l’hyper puissance que sont les Etats-Unis.

 
Le mouvement des non alignés
 
         Le mouvement des non alignés est né de la conférence de Belgrade en 1961. En 1961, les pays ayant pris part à ce mouvement avaient décidé de ne s’aligner ni sur la politique américaine, ni sur celle de l’URSS. Aujourd’hui les 118 pays adhérents à ce mouvement est le deuxième le plus important au monde après L’ONU.

         Chaque année ce mouvement organise un sommet pour « faire le bilan » sur ce qui c’est passé dans ces différents pays. Le dernier sommet de ce mouvement a eu lieu à la Havane, à Cuba le 11/09/06. Durant ce sommet, les présidents Chavez, Morales et Lula ont pris la parole et on ouvertement critiqué la politique Américaine…
Chavez a également critiqué l’ONU qui est d’après lui sous le contrôle des Etats-Unis.


La Zone de Libre Echange des Amériques…

      La ZLEA a été proposée par les Etats-Unis lors de la réunion des chefs d’états des Amériques qui a eu lieu à Miami en 1994. Cette zone avait pour objectifs principaux une ouverture économique des frontières, une libéralisation des marchés et un système économique identique.

          Cependant cette proposition a été catégoriquement refusé par les présidents Chavez, Morales, Lula et Castro car ils craignaient une domination des Etats-Unis sur l’Amérique Latine.

      
Refus de la ZLEA, proposition de l’ALBA

      Pour contrer la proposition de la ZLEA des Américains, Chavez a proposé une alternative bolivarienne pour l’Amérique Latine. Chavez a d’ores et déjà le soutien de son fidèle ami Fidel Castro, ainsi que de Lula et de Morales.
 
      L’ALBA est fondée sur différents principes comme la solidarité, la coopération, la complémentarité et la lutte contre la pauvreté. A noter que ce dernier principe est en parfaite adéquation avec la politique de Lula.
L’ALBA permettrait une aide aux PME et PMI, des fonds compensatoires pour corriger les disparités sociales et économiques. Il y aurait également la création de « petrosur » un géant pétrolier, et la mise en place de « telesur » l’équivalent d’Al Jazeera ou encore de CNN. L’ ALBA serrait donc une alliance sociale et cuturelle.

       Un dernier point non négligeable de ce projet, car à ce jour ce n’est qu’un projet, c’est que l’ALBA permettrait une aide importante à tous les agriculteurs, ce que la ZLEA ne permettait pas.


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Publié dans Amérique latine

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G
Franchement Vincent tassure trop je te kiff depui le début dlannée mais j'osais pa te le dire parcke g limpression ke pour toi je n'existe pas et ca me fou le cafar! En tou k ton exposé sur la montée de la gauche est a la hauteur de mon estime pour toi. Je tembrasse tendrement.
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C
Franchement g pris un plaisir intense a lire cet article il est rédigé avc une syntaxe exceptionelle surtout pour des élèves de terminale je suis séduite donc si vous avez d num je suis preneuse
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