Le violon

Publié le par Manon Sajaloli

Critique du film Le violon par Manon Sajaloli TS4 -atelier cinéma

Le violon est un film mexicain de Vargas. Nous l'avons vu dans le cadre du festival du film d'Amérique latine.
Le début du film est très dur : il s'ouvre sur une scène de torture. Les images sont rendues volontairement presque insupportables : les plans restreints fixes, en légère contre-plongée, ne laissent aucune échappatoire au regard du spectateur dont l'angoisse est ainsi renforcée. Ces scènes sont pourtant indipensables au film. Elles rendent compte de la torture subie par les rebelles s'ils se font attrapper et augmentent ainsi notre compassion pour les protagonistes. De plus elles participent à l'universalité du propos du film.
Cette ouverture universelle est soutenue par l'usage du noir et blanc : alors qu'on attendrait un visuel très coloré, très "latino", le film est en noir et blanc, comme pour dépasser les frontières pittoresques du Mexique.
En effet, l'histoire racontée peut évoquer toute guerre civile : les soldats poursuivent et maltraitent la population. Les résistants tentent de s'opposer  à eux. Et les premières victimes sont les plus innocents : ici, l'histoire se focalise sur un vieillard, joueur  de violon, et son petit-fils.
Ce film m'a plu car notre vision sur le viellard évolue : on le croit d'abord naïf puis on se rend compte de son courage et de sa force. Cela est particulièrement sensible dans les scènes où se fragile vieillard joue du violon devant le soldat dont la férocité nous a été montrée dès la première scène.
Un film dur mais très attachant.

 
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Publié dans Amérique latine

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